Bilan social individuel (BSI) outil de fidélisation des collaborateurs
Table des matières
Les collaborateurs d’une PME ou d’un grand groupe ont le même besoin de comprendre la logique de leur rémunération directe et indirecte. Dans ce contexte, le Bilan Social Individuel (BSI) prend tout son sens. Potentiellement levier de reconnaissance et de rétention, ce dispositif constitue une opportunité de communiquer autour d’avantages trop souvent considérés comme acquis. Cependant, il ne peut prétendre être adopté positivement par l’ensemble des collaborateurs. En effet, sa mise en œuvre est tributaire du contexte dans lequel se trouve l’entreprise. Cependant, il est sous-utilisé par les entreprises qui seraient en mesure de le valoriser.
Des avantages à valoriser
Le BSI donne donc l’opportunité de développer une communication autour d’une rémunération éthique. Par ailleurs, elle peut démontrer une égalité de traitement. L’organisation démontrera des avantages par rapport au secteur, à la concurrence, à la branche. Elle pourra aussi lisser les rémunérations d’un site à l’autre.
L’usage du BSI nourrit une stratégie de rémunération mûrement réfléchie. Un faisceau de questions doit guider cette réflexion. Par exemple : à quelle hauteur la mutuelle est-elle prise en charge ? quelle part est défalquée du salaire ? Ce sont des éléments différenciants, tout comme la qualité propre de la mutuelle. L’accès à ce type d’information constitue un réel « plus » en termes de communication.
Le BSI fait sens en période de crise
C’est notamment en situation de crise et de métiers en tension qu’un outil comme le BSI fait sens. Encore faut-il que la politique de rémunération et d’avantages soit solide et la QVT appréciée. Ainsi, sur le BSI pourraient apparaître en janvier le coût des actions de QVT offertes aux salariés. Cette acculturation peut contribuer à déplacer le système de référence des collaborateurs. Ceux-ci seraient moins focalisés sur le « bas de colonne » de leur fiche de paye. Selon le LaborAgora, « Le BSI se doit d’être un processus individualisé pour un bien-être collectif ».
Des critères différenciants
Chaque branche professionnelle, souvent à travers un observatoire, peut remonter des indicateurs sur les salaires moyens pour chaque fonction. Or, la difficulté en lisant le BSI consiste à comparer à des éléments tangibles. Pour éviter la frustration, on peut imaginer de présenter l’état de la rémunération sur un secteur ou une profession. Le collaborateur peut alors s’étalonner si la nomenclature interne est conforme à la branche.
Un BSI propre au territoire et à la culture donne une base de départ. Cependant, l’avantage est à double tranchant. Pour éviter les turnovers, constituer un tel dispositif doit susciter une mise à plat de la politique de rémunération. Éthique et équité en sont les mots-clés.
En conclusion
Le BSI trouve toute donc sa place dans une logique de cartographie des compétences, d’agilité et de performance. Il offre de multiples arguments de rétention du personnel. Ce dernier est sensibilisé à une prise en compte de la rémunération globale et non seulement brute. L’outil devient un atout fort dans le cadre de la NAO (Négociation Annuelle Obligatoire).
Articles similaires





